La dissociation comme mécanisme de défense
La dissociation est avant tout un mécanisme de défense du cerveau humain que nous pouvons tous avoir, et expérimenter à une certaine intensité.
Il s’agit d’une coupure partielle ou complète entre votre monde intérieur et votre environnement.
Concrètement, ce serait comme :
- Être enfermé à l’intérieur d’une maison sans avoir pleinement accès à l’extérieur
- Être enfermé à l’extérieur d’une maison sans pouvoir prendre part à ce qu’il se passe à l’intérieur.
Cette dissociation peut être déclenchée par une sensation de danger ou de menace imminente, qu’elle soit réelle ou imaginaire.
Qu’est-ce qui différencie la dissociation normale de la dissociation traumatique ?
Dans tous les cas, que la dissociation soit dite normale ou traumatique, il s’agit d’une défense face à un danger ou une menace.
Lors d’un événement traumatique, il n’est pas rare que l’individu manifeste des signes de dissociation.
Nous parlons alors de dissociation péri-traumatique.
En d’autres termes, il s’agit de la dissociation présente durant l’événement lui-même, qui représente un moment de stress intense. L’expérience est si impactante pour vous, que votre cerveau active cette dissociation dans le but de vous protéger de son intensité et de sa gravité.
Ainsi, la dissociation présente durant l’événement traumatique permet d’éviter d’être débordé par :
- L’intensité des émotions ressenties ;
- La violence de l’événement traumatique lui-même.
Comment la dissociation traumatique peut-elle être déclenché dans votre quotidien ?
La dissociation traumatique s’inscrit dans un événement traumatique précis.
Dans votre quotidien, tout ce qui pourra vous rappeler cet événement pourra déclencher la dissociation traumatique, et cela même en absence de danger réel.
Par exemple :
Imaginons que vous ayez été victime d’un accident de voiture.
Les rappels traumatiques pourraient être :
- Les voitures roulantes ;
- La présence de certains de vos proches dans une voiture ;
- Être vous-même dans une voiture, en tant que conducteur ou en tant que passager ;
- Voir des accidents de voiture sur les chaînes d’information ;
- Être dans une discussion qui aborde les accidents de la route, ou les dangerosité de la route.
Ce sont autant de rappels traumatiques qui pourront envoyer un message d’alerte à votre cerveau. Ainsi, pour pallier à cette menace, la dissociation d’origine traumatique va se déclencher.
La thérapie peut-elle aider à gérer la dissociation traumatique ?
Oui, bien-sûr !
Grâce aux thérapies congnitives et comportementales centrées sur la dissociation et centrées sur le traumatisme, nous pourrons travailler sur votre vécu traumatique pour permettre une désensibilisation du contexte traumatique, une stabilisation émotionnelle avec meilleur gestion émotionnelle.
L’idée de cette thérapie est d’envoyer le message inverse à votre cerveau :
« Ces rappels traumatiques ne constituent pas un danger ».
Si vous souhaitez engager un travail thérapeutique afin de retrouver une sérénité dans votre quotidien, cliquez sur « prendre rendez-vous ».
N’hésitez pas à me contacter au 07.71.04.80.32 pour toute information complémentaire.
